Eiffage : un dispositif d’alerte plus accessible, plus structuré et pilotable
Secteur : BTP / Concessions
Nombre de collaborateurs : 85 000
Présence internationale : Principalement en Europe, 97% du chiffre d’affaires. Quelques implantations pérennes hors Europe (ex : Sénégal). A travers le monde, projets en mode export en apportant toute son expertise à ses clients dans leurs projets.
Étapes clés du dispositif : Premier dispositif d’alerte dès la fin des années 2000, adoption d’EQS Integrity Line en 2020, déploiement à l’international et ouverture aux parties prenantes externes en 2023.
À propos d’Eiffage :
Chez Eiffage, ce sujet ne date pas d’hier. Le Groupe disposait déjà d’un premier dispositif d’alerte dès la fin des années 2000. Mais avec le renforcement des exigences réglementaires, notamment sous l’effet de la loi Sapin 2 puis de la loi Waserman, il est devenu nécessaire de faire évoluer le système existant. C’est dans ce contexte qu’Eiffage a choisi EQS Integrity Line en 2020, avant de déployer la plateforme à l’international et de l’ouvrir aux parties prenantes externes en 2023.
Un dispositif recentré sur ses enjeux clés
Chez Eiffage, le dispositif d’alerte permet de signaler des atteintes graves au Code de conduite ou aux valeurs d’Eiffage (ex : faits de corruption ou de trafic d’influence), aux droits humains, à l’environnement ou à la santé-sécurité. Il s’adresse à tous ses collaborateurs et à toutes ses parties prenantes (tels que ses co-contractants, sous-traitants et leurs personnels respectifs).
Une transformation nécessaire du dispositif existant
Avant 2020, les collaborateurs pouvaient effectuer un signalement via leur ligne managériale, puis, si nécessaire, via une adresse email dédiée et une ligne téléphonique. Mais ce fonctionnement montrait ses limites : confidentialité imparfaite, anonymat difficile à garantir et manque de traçabilité.
Le choix d’EQS Integrity Line a permis à Eiffage de franchir un cap, de structurer le dispositif autour d’un outil unique apportant des garanties renforcées en matière de confidentialité, de prise en compte et de suivi des signalements, et de sécurité des données. Un outil tout particulièrement adapté à un groupe décentralisé comme Eiffage.
Le déploiement s’est accompagné de la constitution d’un réseau de responsables d’alerte locaux dans les filiales, disposant des compétences et des droits nécessaires pour traiter les signalements dans des conditions adaptées.
En parallèle, Eiffage a mobilisé plusieurs fonctions clés : ressources humaines, communication, directions juridiques, contrôle et audit interne, afin d’assurer la diffusion et la bonne appropriation du dispositif.
L’engagement des instances dirigeantes a également joué un rôle déterminant pour inscrire durablement le dispositif dans la culture du Groupe.
Un dispositif aligné avec les évolutions réglementaires
L’entrée en vigueur de la loi Waserman a conduit Eiffage à renforcer son dispositif, notamment en permettant aux collaborateurs d’utiliser à tout moment la plateforme s’ils l’estiment nécessaire ou utile, et en ouvrant le canal d’alerte aux parties prenantes externes.
Ces évolutions ont contribué à rendre le dispositif plus accessible et plus protecteur, en cohérence avec les nouvelles attentes réglementaires.
Des résultats mesurables
Depuis la mise en place d’EQS Integrity Line, Eiffage constate une amélioration de la remontée et du traitement des alertes, avec un processus plus clair et une meilleure visibilité sur les signalements. Ainsi, le Groupe a enregistré une augmentation de 38 % des signalements entre 2024 et 2025, avec une répartition des thématiques reflétant la diversité des enjeux :
- – 43 % liés aux sujets RH (harcèlement, relations de travail)
- – 20 % liés à l’éthique des affaires (corruption, conflits d’intérêts, fraude)
- – 17 % en santé-sécurité
- – 4 % en environnement
- – 14 % hors périmètre du dispositif
Cette progression s’accompagne d’une meilleure capacité de pilotage, grâce aux indicateurs fournis par la plateforme. Pour Eiffage, le dispositif d’alerte s’impose désormais comme un levier stratégique pour gérer les risques et renforcer durablement la culture éthique du Groupe.
3 questions à Béatrice Chevalier
1. Pourquoi avoir choisi EQS Integrity Line ?
Nous cherchions une solution capable de renforcer la confidentialité, de garantir l’anonymat, de sécuriser les données et d’assurer une meilleure traçabilité des signalements. EQS Integrity Line nous a permis de structurer notre dispositif autour d’un outil simple, ergonomique, centralisé et adapté à l’organisation décentralisée du Groupe.
2. Quels ont été les principaux défis du déploiement ?
Le premier défi a été culturel : il fallait convaincre que le dispositif est là pour protéger à la fois les collaborateurs et l’entreprise, et non pour sanctionner.
Nous avons également dû faire face à des contraintes très opérationnelles : accès limité aux outils numériques sur les chantiers, diversité des langues, adaptation de la communication selon les publics, et nécessité de bien définir le périmètre du dispositif pour éviter les mauvaises utilisations.
3. Quel bilan tirez-vous aujourd’hui ?
Le dispositif est aujourd’hui plus lisible et plus structuré. Nous avons une meilleure visibilité sur les alertes, un traitement et un suivi plus efficaces, et des indicateurs qui nous permettent de piloter le dispositif dans la durée.
L’augmentation des signalements traduit aussi une meilleure appropriation de l’outil et une évolution progressive de la culture du Groupe vers davantage de confiance et de transparence.
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